Je sais, vous allez me prendre pour un rabat-joie, car j'ai déjà écrit deux articles sur l'utilité de développer l'utilisation du 2 (3) roues dans les environnements urbains. En plus ,à chaque fois, j'ai eu une mauvaise notation ce qui confine de ma part au masochisme.
Le dernier article que j'ai écrit c'était avant Copenhague et maintenant le sommet est presque terminé et on ne sait pas trop ce qui va sortir du chapeau. Comment ne pas endosser la responsabilité de l'échec tout en en faisant le moins possible. Voilà l'équation à laquelle semble s'être résolue une bonne partie des dirigeants. Mais revenons à nos 2 (3) roues.
Lors de mon dernier article une personne a laissé un commentaire (que je remercie au passage), dans lequel il soulignait deux points : "l'innombrable particularité de chacun" et les recherches entreprises par des "ingénieurs visionnaires qui réfléchissent à d'autres formes de mobilités".
Dans "l'innombrable particularité de chacun" le commentaire met en avant que le 2 (3) roues couvrent moins d'usages que la voiture. Ce qui est vrai pour la capacité d'emport, mais cette capacité est largement sous utilisée dans la cadre des transports urbains (il suffit de prendre le périph le matin pour s'en rendre compte). Le commentaire dit aussi que le 2 roues n'est pas adapté à toutes les personnes. Je ne suis pas contre, mais l'argument ne tient pas si l'on prend un scooter à 3 roues. Une personne handicapé qui peut conduire une voiture pourra aussi conduire un scooter à 3 roues, idem pour les personnes âgés. Pour les scooter à 3 roues on pourrait aisément les construire avec un habitacle et les équiper de manière à pouvoir transporter 2 petits enfants (1 plus pour les parents). On ferait évoluer la législation en conséquence.
Pour le deuxième point :
"ingénieurs visionnaires qui réfléchissent à d'autres formes de mobilités".
Il se trouve que je suis moi même ingénieur et que je travaille dans ce que l'on appelle le "High Tech". Donc je connais bien les processus qui mènent de la R&D à l'industrialisation. Pour un domaine aussi structurant que le transport il faudra des décennies pour le mettre en place, et cela d'autant plus si l'innovation en question est en rupture avec ce qui existe aujourd'hui.
Or ce qui caractérise notre problème c'est de réduire nos émissions de CO2 et de le faire vite. Il faut donc des solutions rapides à mettre en œuvre. Je suis sûr que, dans les environnements urbains, 80% des gens, si ce n'est plus, n'ont pas besoin d'une grosse voiture au quotidien. Tous les autres usages peuvent être couverts par ce qui existent aujourd'hui (train , avion).
Mais je veux aller plus loin pour vous démontrer que cette solution apporterait beaucoup d'avantages. Je vais énuméré tout ce que l'on peut attendre de bon d'une telle mesure :
- Réduction des bouchons (Economie, doncpouvoir d'achat plus élevé)
(Moindre consommation du fait de la fluidité)
(Déficit extérieur atténué la France importe le pétrole)
(Moins de C02 produit)
- Moindre consommation (Economie, donc pouvoir d'achat plus élevé)
(Déficit extérieur atténué la France importe le pétrole)
(Moins de C02 produit)
- Coût moins élevé à l'achat (Economie, donc pouvoir d'achat plus élevé)
- Moins d'énergie pour le fabriquer (Moins de C02 produit)
- Moins d'énergie pour le recycler (Moins de C02 produit)
Cette solution permettrait de gagner plus sans travailler plus. Mieux qu'un autre slogan
que vous connaissez tous.
Aujourd'hui en France on a 2 constructeurs automobiles (Renault, Peujeot-Citroën). Peujeot construit déjà des 2 roues, Renault en a déjà fait. Le gouvernent pourrait les motiver pour qu'ils produisent ce type de véhicule et si possible qu'il soit en partie fabriquer en France (bon pour l'emploi).
Je vous le dis que du bon, sans trop changer les choses.
NOTA : Bon aller NKM tu viens, pour mettre en œuvre ma réforme, car moi je suis venu en lisant ton livre, mais je ne suis pas un crapaud fou. (humour, il en faut bien un peu)
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